Chanson des ouvrières d’une usine de sacs de jute (activité très malodorante) près de Pérouse en Ombrie (Italie), qui dit : Nous sommes de Cinturini, laissez-nous passer, nous sommes belles et sympathiques, nous faisons respecter / Matin et soir, tiketeka (son de la machine à coudre) jusqu’au samedi on doit s’y résigner / Quand sonne la sirène, avant même qu’il ne passe jour, notre odeur se sent partout dans la ville de Terni / Quand vous nous voyez à la fête et que nous sommes bien propres, vous nous prenez pour des dames, nous sommes chic en vérité / Si certains se la jouent parce que nous ne sommes que des couturières, lorsque nous faisons l’amour (avec eux) c’est pour nous amuser (à leur dépens) / Et s’ils nous disent des méchancetés, on leur dit « cassez-vous, parce que pour nous c’est vous qui puez ! »…

Semo de Cinturini
Lasciatece passà
Semo belle e simbatiche
Ce famo rispettà

Refrain :
Matina e sera, ticchetettà
Infinu a sabadu ce tocca d’abbozzà
Matina e sera, ticchetettà
Infinu a sabadu ce tocca d’abbozzà

Quanno fischia la sirena
Prima (in)nanzi che faccia giurnu
Ce sentite atturn(u) atturnu
Dentre Terni da passà

Refrain

Quanna a festa ce vedete
Quanno semo arcutinate
Pe signore ce pijate
Semo scicche in verità

Refrain

Se quarcunu che se crede
Perché semo tessitore
Ma se nui famo all’amore
La facemo pe’ scherzà

E se ce dicono, tant’accusci
Je dimo squa(ja)tela pe’me tu poli ji
E se ce dicono, tant’accusci
Je dimo squa(ja)tela pe’me tu poli ji

Matina e sera, ticchetettà
Infinu a sabadu ce tocca d’abbozzà
Matina e sera, ticchetettà
Infinu a sabadu ce tocca d’abbozzà